Bulletin de liaison #13 / printemps 2019

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POLLINIS renforce son équipe !

LA VIE DE L'ASSOCIATION

Des reçus fiscaux
pour vos dons

Vos signatures aux pétitions nous confèrent la légitimité indispensable qui nous ouvre les portes des représentants politiques. Vos dons garantissent à POLLINIS la totale liberté d'action et de parole dont nous avons besoin pour faire pression efficacement sur les décideurs politiques. 

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POLLINIS, c'est vous ! Sans votre soutien nous ne pourrions pas lutter à Bruxelles et à Paris pour enrayer la disparition des abeilles et de tous les pollinisateurs ; nous ne pourrions pas faire pression sur les responsables politiques pour faire entendre la voix des citoyens, et peser dans la balance face aux intérêts des firmes agrochimiques ; nous ne pourrions pas utiliser contre eux les propres armes des lobbyistes, en passant au crible la réglementation européenne ou en commandant des études scientifiques ; nous n'aurions pas les moyens d'alerter le public et de monter des dossiers de contre-lobbying citoyen pour aller défendre l'intérêt général au cœur des institutions.

Dans les mois qui viennent, grâce à votre engagement et votre soutien financier, POLLINIS va pouvoir se battre sur plusieurs fronts pour sauver les pollinisateurs :

► faire pression sur les responsables politiques et alerter l'opinion publique sur le scandale des pesticides SDHI, cette bombe à retardement présente dans nos sols, nos assiettes, et l'air que nous respirons ;

► s'assurer que l'interdiction en France de tous les pesticides ayant le même mode d'action que les néonicotinoïdes soit réellement appliquée et de façon pérenne malgré la pression des lobbys pour que le décret d'application ne sorte pas ;

faire ressortir toutes les contradictions et les faiblesses du système européen d'homologation des pesticides pour pouvoir s'opposer efficacement aux nouveaux tueurs d'abeilles à venir ; 

faire connaître et promouvoir les fermes qui ont déjà réussi à produire avec de bons rendements sans aucun pesticide, pour accélérer la transition vers une agriculture respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend ;

alerter et mobiliser le plus grand nombre possible de citoyens au déclin massif des pollinisateurs sauvages, et convaincre les responsables politiques de l'impérieuse nécessité de les protéger ;

► protéger l'abeille noire (Apis mellifera mellifera) et les autres races d'abeilles locales en voie de disparition, et soutenir juridiquement et financièrement le travail indispensable des conservatoires d'abeilles en France, et ailleurs en Europe (notre abeille locale, l'abeille noire).

nécessaires pour permettre la transaction ne vous seront demandées qu'à la fin, sur le serveur ultra-sécurisé de la banque. Vos coordonnées sont nécessaires pour enregistrer votre don, vous envoyer votre attestation, et vous tenir informé des actions réalisées par POLLINIS grâce à votre soutien. Les données enregistrées sur ce formulaire font l’objet d’un traitement informatique réalisé par l’association POLLINIS, dans le respect du Règlement général (UE) 2016/679 sur la Protection des données. Vous pouvez à tout moment exercer vos droits d’accès, de modification, de rectification, d’opposition, de limitation ou d’effacement sur simple demande à l’adresse contact@pollinis.org. Les données vous concernant seront automatiquement effacées de nos serveurs à votre demande, ou en cas d’inactivité de votre part pendant plus de 48 mois.

Association indépendante et sans but lucratif qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe. POLLINIS repose entièrement sur les dons de citoyens engagés comme vous dans ce combat vital et ne reçoit aucun financement de gouvernements ou d'organisations professionnelles pour pouvoir conserver son indépendance absolue vis-à-vis de tout pouvoir économique ou politique. L’association POLLINIS a pour éthique de ne pas échanger ou commercialiser les coordonnées de ses membres, votre email ne sera donc utilisé que dans le but de vous tenir au courant des actions de POLLINIS. Si vous souhaitez vous désinscrire de notre liste de diffusion, il vous suffira d'envoyer un e-mail à contact@pollinis.org en mentionnant "Désinscription" comme objet de votre message. Si vous souhaitez d'avantage d'informations sur POLLINIS, vous pouvez visiter le site Internet www.pollinis.org ou nous écrire à contact@pollinis.org

Merci aux plus de 20 000 donateurs qui nous permettent 
d'agir au quotidien pour sauver les abeilles, et aux 
1,4 million de citoyens engagés aux côtés de POLLINIS. 

Pour mener tous ces combats de front, nous avons besoin de votre aide.

ALERTE INFLUENCE DES LOBBYS

Ne laissons pas la Commission européenne enterrer les « tests abeilles » au profit de l'agrochimie !

AVANCÉE DES PROJETS

Anti frelon asiatique : le nouveau
prototype bientôt sur le terrain

Après six années de blocage et sous la pression massive de l'agro-industrie, la Commission européenne s'apprête à enterrer les « tests abeilles », protocoles qui permettraient de tester la toxicité réelle des pesticides sur les pollinisateurs avant leur mise sur le marché. Ces tests constituent pourtant la seule chance d'empêcher la présence de pesticides tueurs d'abeilles sur le marché et dans nos champs. Pour éviter que les fossoyeurs des abeilles gagnent la partie, POLLINIS mobilise les parlementaires et fait appel aux citoyens européens pour sauver les « tests abeilles » et éviter que le massacre se poursuive. 

Du nouveau pour notre dispositif anti frelon asiatique : POLLINIS a présenté un prototype de quatrième génération, fondé sur la vaporisation d'air chaud humide. Une nouvelle série de tests va être lancée pour éprouver sur le terrain ce dernier dispositif qui permet de lutter contre ce fléau sans dommages écologiques. 

Le frelon asiatique fait des ravages dans les ruches mais la lutte contre ce fléau suscite d'autres inquiétudes : les nids détectés sont généralement traités par voie chimique à la perméthrine et laissés sur place, ce qui constitue un véritable désastre pour l'environnement et notamment pour les oiseaux qui se nourrissent des cadavres de frelons empoisonnés.

Pour éviter cet effet pervers et combattre le frelon asiatique sans dommages écologiques collatéraux, POLLINIS développe depuis trois ans une série de prototypes fondés sur la diffusion de chaleur à l'intérieur des nids pour assurer leur neutralisation. À l'automne 2018, un prototype de troisième génération a été testé avec succès sur des nids de frelons asiatiques en Île-de-France, dans le Var et sur l'île de Groix. Cependant, un cas de combustion lente sur l'un des nids a conduit l'association à rediriger les recherches vers la diffusion de chaleur par vaporisation.

Plus sûr, ce prototype de quatrième génération garde les mêmes propriétés pratiques que son prédécesseur. « L'objectif est de contourner le risque de combustion tout en restant sur un matériel léger, abordable, facile à utiliser et à installer sur des cannes télescopiques », explique Hacène Hebbar, coordinateur des projets au sein de l'association. Ce nouveau système sera très rapidement mis à l'épreuve du terrain dans le parc départemental des Hauts-de-Seine (parc des Chanteraines), au conservatoire d'abeilles noires de l'île de Groix et sur les lieux d'intervention des désinsectiseurs, apiculteurs et pompiers qui ont déjà fait part de leur volonté de tester le système. Car l'attente est forte, comme le constate Hacène Hebbar : « dans les collectivités, il y a un véritable engouement pour une réponse non chimique à un problème qui va croissant : entre 100 à 150 000 nids de frelons asiatiques sont détruits chaque année ! ».

Longue vie aux abeilles.
Merci pour votre travail !
Isabella

ENTRETIEN

L'agriculture conventionnelle et la grande extinction des insectes

Les insectes pourraient avoir totalement disparu d’ici un siècle : cette annonce choc a donné un écho mondial à une étude publiée en février 2019 par une équipe de chercheurs australiens dans la revue Biological Conservation. POLLINIS a interrogé le coordinateur de cette étude, l'écotoxicologue Francisco Sánchez-Bayo.

POLLINIS EXISTE GRÂCE À VOUS

 

Titulaire d'un PhD en santé publique, Joann a rejoint le pôle Abeilles de POLLINIS début 2018 afin de développer et structurer le réseau scientifique international de l'association. « Protéger les abeilles, c'est aussi changer notre regard sur elles, voir au-delà de leur fonction productive. Cette démarche intéresse de plus en plus de scientifiques à travers le monde. Créer des liens avec eux : c'est une de mes principales missions au sein de POLLINIS. »     

Suite à la demande de nombreux donateurs, POLLINIS envoie pour la première fois cette année des reçus fiscaux récapitulant pour chaque donateur l'ensemble des dons effectués dans l'année civile. Ces reçus permettent à nos donateurs de bénéficier des réductions d'impôts accordés aux dons aux organismes d'intérêt général. Le conseil d'administration de l'association a validé cette décision en mai 2018.
Pour rappel, les dons aux organismes d'intérêt général permettent de bénéficier d'une réduction d'impôt égale à 66 % du total des versements, dans la limite de 20% du revenu imposable de votre foyer. Un exemple : après déduction fiscale, un don de 50 euros ne revient au final qu'à 17 euros. 

POLLINIS vous garantit une totale confidentialité de vos données personnelles, qui ne seront pas communiquées à des organismes  tiers.   Toutes  les  informations

Merci pour vos dons et votre soutien

Bravo à vous pour votre travail pour ces travailleuses sans qui rien ne serait.
Lilyane

CARTON PLEIN 
POUR LES LOBBYS

La liste des reniements est longue.
La toxicité chronique des produits ? Non testée !
La toxicité sur les larves ? Non testée !
Les effets des pesticides sur les pollinisateurs autres que l'abeille à miel ? Tests reportés sine die 
!

Dans une Union européenne qui affirme dans ses règlements (EC 1107/2009) que les produits utilisés dans les champs « ne devraient pas avoir d'effet nocif sur la santé humaine ou animale ni d'effet inacceptable sur l'environnement », cette volte-face est un véritable scandale, qui pousse POLLINIS et les

POLLINIS : Votre étude montre un déclin mondial des insectes au cours des 30 dernières années, comment expliquer cette situation ?

Francisco Sánchez-Bayo : Ce n’est pas seulement depuis 30 ans mais depuis les premiers relevés de données, il y a déjà un siècle. Cependant, une perte annuelle de 2,5% de biomasse par an des insectes a été observée au cours des 30 dernières années. Qu’est-ce qui a changé durant cette période ? Je pense que la raison principale est le passage d’une agriculture basée sur la lutte intégrée (utilisation de méthodes naturelles en premier recours, et pesticides en dernier recours, si nécessaire) à une approche prophylactique avec des insecticides systémiques recouvrant les semences. Elle tue tous les insectes qui viennent manger ou polliniser les plantes, ainsi que tous les insectes présents dans le sol en raison de la persistance des insecticides systémiques. Elle contamine également les eaux et tue les insectes et

INFORMER LES CITOYENS

Du nouveau sur
pollinis.org

L'adresse n'a pas changé mais le contenu si, et radicalement. 
POLLINIS vient de mettre en ligne une nouvelle version de son site internet pollinis.org, destinée à mieux informer les citoyens, les journalistes et les élus sur les enjeux des différents combats de l'association (abeilles, pollinisateurs sauvages, agriculture et pesticides) et à rendre compte des nombreuses actions de POLLINIS sur ces thématiques.

Plus harmonieux, le nouveau site est surtout beaucoup plus complet, avec une navigation facilitée et des outils de recherche ciblés par thème ou par intitulé de campagne. À vous de juger !

UN VÉRITABLE ENGOUEMENT

autres animaux invertébrés qui s’y trouvent. Ceci est clairement dévastateur.

POLLINIS : Que peut-on faire pour inverser cette situation?

Francisco Sánchez-Bayo : Nous devons commencer par supprimer les causes de ce déclin par ordre d’importance. Nous avons identifié l’intensification agricole comme le principal facteur de la baisse actuelle pour deux raisons : la perte d’habitat et l’utilisation constante d’engrais et de pesticides de synthèse. La solution est à portée de main : revenir aux principes de la lutte intégrée, oublier l’utilisation systématique d’insecticides et commencer à produire des aliments de manière durable.

► JE SIGNE LA PÉTITION

C'est un gâchis révoltant qui est en passe de s'accomplir à Bruxelles, où les lobbys ont pris le dessus dans la bataille engagée contre les « tests abeilles » qui permettraient de mieux évaluer la toxicité des pesticides avant leur mise sur le marché. Devant le refus du SCoPAFF (comité regroupant les repré- sentants de la Commission européenne et des ministères de l'Agriculture européens) de valider ces nouveaux tests, la Commission s'apprête en effet à soumettre à ce même comité une version « de compromis » qui vide totalement de sa substance le protocole de tests proposé par l'autorité sanitaire européenne (EFSA) depuis 2013.

IL EST ENCORE TEMPS D'AGIR

 Fondée sur la méta-analyse de 73 études de long terme publiées à travers le monde, l'étude « World-wide decline of the entomofauna : A review of its drivers »  a été publiée en février 2019 dans la revue Biological Conservation. Francisco Sánchez-Bayo est écotoxicologue, chercheur à l’Université de Sydney au Department of Plants and Food science.

MEDIAS

Nos combats
dans la presse

« L’opacité qui entoure ce comité empêche les citoyens de connaître les raisons de ce blocage et les Etats membres qui en sont à l’originer» souligne dans European Scientist Julie Pêcheur, directrice du plaidoyer de POLLINIS, qui rappelle également que « si les « tests abeilles » étaient adoptés, 79 % des herbicides, 75 % des fongicides et 92 % des insecticides ne passeraient pas le premier niveau des tests en laboratoire, notamment ceux concernant la toxicité chronique » .

► Cinq jours après sa mise en ligne, notre pétition avait déjà dépassé les 100 000 signatures. Mais il en faudra beaucoup plus pour faire plier la Commission européenne et imposer enfin de vrais
« tests abeilles ». Mobilisons-nous pour mettre fin au massacre autorisé des pollinisateurs ! 

130 ONG partenaires réunies dans la Bee coalition à engager une riposte de grande ampleur. Elle passe tout d'abord par le Parlement européen : 105 parlementaires issus de 8 groupes politiques ont été mobilisés par l'association pour exprimer officiellement à la Commission leur détermination à voir s'appliquer dans leur intégralité les « tests abeilles » de l'EFSA. Mais elle passe surtout par la mobilisation des citoyens. Joignez votre voix à celle des signataires de notre pétition pour l'adoption en urgence des « tests abeilles » de l'EFSA, dernière chance de mettre un terme à ce massacre concerté du vivant. 

Le 24 janvier dernier, les représentants des Ministres de l'Agriculture des 28 pays européens, réunis au sein d'un obscur comité technique, le SCoPAFF, le "Comité permanent des plantes, des animaux, des  denrées alimentaires et des aliments pour animaux", ont décidé d'enterrer cette réforme vitale qui permettrait d'enrayer très efficacement et rapidement l'extinction des pollinisateurs, des insectes et de la biodiversité dans tous les pays européens. 

Dans une Union Européenne qui affirme dans ses règlements (EC 1107/2009) que les produits utilisés dans les champs « ne devraient pas avoir d'effet nocif sur la santé humaine ou animale ni d'effet inacceptable sur l'environnement », cette volte-face est un véri-table scandale, qui pousse POLLINIS et ses 80 ONG partenaires réunies dans la Bee coalition à engager une riposte de grande ampleur. Elle passe tout d'abord par le Parlement européen : 105 parlementaires issus de 8 groupes politiques ont été mobilisés par l'association pour exprimer officiellement à la Commission leur détermination à voir s'appliquer dans leur intégralité les « tests abeilles » de l'EFSA. 

► L'étude conduite par Francisco Sánchez-Bayo (à droite sur l'écran) a été massivement relayée par les médias du monde entier, pointant l'utilisation d'engrais et de pesticides de synthèse comme le principal facteur de la disparition des insectes dans le monde.

Faciliter l'accès à l'information et à la mobilisation des citoyens : c'est le double objectif du site pollinis.org, qui vient de bénéficier d'une refonte complète.

Etudiante en Master (politique publique environnementale) à Sciences Po Grenoble, Clara a intégré l'équipe en mars 2019 pour un stage au sein du pôle Abeilles (suivi des projets, organisation des événements, gestion des réseaux sociaux de la FEdCAN, veille scientifique et médiatique sur le sujet...). « Je voulais faire un stage dans une structure qui lie la volonté de préserver la biodiversité et les sciences politiques et sociales. Avec une stratégie qui combine à la fois les études scientifiques, le militantisme et le plaidoyer ; POLLINIS répond tout à fait à cette ambition ». 

Je salue votre courage face à des « mons-tres » économiques qui ne voient que leur profit immédiat, sans se soucier du devenir de notre monde !
Bernard

Il faut sensibiliser aussi les élus pour que les espaces publics soient mieux gérés.
Souvent pour faire « propre », les arbustes et pelouses sont taillés pendant la floraison, empêchant aussi la propagation des graines et privant les butineurs de nourriture. Bon courage !
Myriam

La médiatrice européenne donne raison à POLLINIS
Le 10 mai 2019, la Médiatrice européenne Emily O'Reilly a donné raison à POLLINIS contre la Commission européenne. L'association avait déposé plainte en septembre dernier suite au refus choquant de la Commission de lui communiquer les documents liés aux délibérations du SCoPAFF sur les « tests abeilles ». Cette décision oblige la Commission à réagir dans un délai de trois mois. Elle devrait notamment permettre à l'association de connaître les arguments et le positionnement de chacun des États membres sur le sujet des « tests abeilles ».

Au final, cette version « de compromis » est une version « de compromission », puisqu'il apparaît très clairement que tous les tests de toxicité que l'agro-industrie souhaitait voir disparaître pour protéger son commerce ont été systématiquement retirés du document !

► Hacène Hebbar, coordinateur des projets de POLLINIS, devant le schéma du nouveau dispositif anti frelon conçu par l'association pour détruire les nids sans avoir recours à des produits toxiques.

► Actu Environnement revient sur le combat de POLLINIS pour l'adoption des « tests abeilles », qui permettraient de tester la toxicité réelle des pesticides, et sur la campagne de l'association contre l'opacité qui entoure les procédures d'homologation.

Je signe peu de pétitions mais la disparition des abeilles me semble un péril trop grave pour que nous restions les bras ballants. Toutes nos voix comptent pour inciter les décideurs politiques à cesser de tergiverser devant cette extinction qui nous menace tous. Merci de fédérer ce combat.
Pierre

► Cinq jours après sa mise en ligne, notre pétition avait déjà dépassé les 100 000 signatures. Mais il en faudra beaucoup plus pour faire plier la Commission européenne et imposer enfin de vrais « tests abeilles ». Mobilisons-nous pour mettre fin au massacre autorisé des pollinisateurs ! 

TOUT SAVOIR SUR NOS PROJETS

Cette refonte du site pollinis.org annonce d'autres changements pour la présence en ligne de l'association. Bientôt, des mini-sites dédiés permettront à nos donateurs et sympathisants de suivre pas à pas et dans le détail l'avancée des différents projets dans lesquels est engagée l'association.

En tant qu'apiculteur amateur, je soutiens votre action.
Jacques

► Pesticides, parasites, hybridation incontrôlée : l'abeille locale européenne est en voie de disparition. Et seule une protection juridique des conservatoires permettra de sauver un patrimoine génétique essentiel.

Il y a urgence pour Apis mellifera mellifera. Selon les scientifiques, l'abeille locale européenne pourrait avoir totalement disparu d'ici 15 ans. L'intensification de l'agriculture, l'érosion accélérée de la flore et de la biodiversité, l'invasion des parasites et des agents infectieux alors que le système immunitaire des abeilles est déjà affaibli par les pesticides... Tout cela met à mal les colonies de ces butineuses, qui sont de surcroît confrontées au danger croissant de l'hybridation. Car pour faire face à la mortalité massive de leurs colonies, un grand nombre d'apiculteurs ont recours à des reines importées (de Grèce, de Malte mais aussi du Chili, d'Argentine, d'Australie, 

« Plusieurs études scientifiques montrent que les tests réglementaires requis sont insuffisants pour évaluer les substances actives SDHI » : voici, en substance, ce qu'affirme la pétition que vient d'adresser au Parlement européen POLLINIS. L'association s'est associée dans cette démarche aux chercheurs de l'Inserm qui avaient lancé l'alerte fin 2017 dans la presse sur ces fongicides massivement utilisés dans les cultures de céréales (70 % des cultures traitées de blé tendre) mais aussi de fruits et de légumes. Cette pétition dresse la liste des manquements du système d'homologation actuel qui a conclu à une « absence de risque » pour ces fongicides pourtant mis en cause dans des épisodes de mortalité massive d’abeilles et classés comme « probablement cancérigènes » par l'EPA, agence sanitaire américaine. Et la liste des lacunes est aussi longue qu'inquiétante : absence de tests de toxicité chronique et de tests d’accumulation, absence de tests sur les effets sublétaux et les effets synergiques entre différentes substances, absence de 

Mais surtout, cette hybridation met dramatiquement à mal le patrimoine génétique irremplaçable qui a permis à ces 

BIENTÔT DES DONNÉES SCIENTIFIQUES

SAUVER LES ABEILLES

 

NOS COMBATS

Alerte fongicides SDHI : 
POLLINIS s'associe aux chercheurs

Alors que les résultats des études scientifiques indépendantes commandées par l'association sont attendus pour le mois de juin, POLLINIS s'associe aux chercheurs de l'Inserm pour dénoncer auprès des autorités européennes des procédures d'évaluation totalement inadaptées pour les fongicides SDHI.

Des millénaires d'équilibre naturel balayés en quelques années : c'est la tragédie à laquelle nous sommes condamnés si rien n'est fait pour assurer très rapidement la protection des abeilles locales en Europe. Après avoir obtenu une prise de position historique du Parlement européen en faveur d'une protection juridique des conservatoires, POLLINIS appelle à une mobilisation massive des citoyens pour concrétiser cette première victoire. 

L'inventaire est malheureusement loin d'être clos. La pétition, adressée au Parlement en vue d'être transmise à la Commission européenne, appelle donc à « évaluer ou réévaluer les substances SDHI en tenant compte des mécanismes de toxicité qui leur sont propres à travers la réalisation de tests appropriés » et à « appliquer le principe de précaution tant que les résultats de ces tests additionnels ne serons pas connus ». Un appel qui pourrait très bientôt bénéficier d'une assise scientifique précieuse, puisque les résultats des études scientifiques commandées par l'association à l'Inserm et à l'Université de Bologne, grâce au soutien financier de ses sympathisants, devraient être dévoilés avant l'été.

Abeilles locales : agir maintenant 
pour obtenir une protection juridique

Pour préserver ce patrimoine irremplaçable, il n'existe qu'une seule solution : la protection des conservatoires qui s'efforcent, coûte que coûte, d'assurer sa sauvegarde. Une mission extrêmement fragile, car il suffit que s'installe à proximité du conservatoire pendant la période de fécondation une seule ruche peuplée d'abeilles importées pour que l'hybridation du cheptel soit amorcée. Aux côtés de la Fédération européenne des Conservatoires de l'abeille noire (FEdCAN) et avec l'appui des chercheurs et des citoyens, nous avons certes réussi à obtenir en 2018 une prise de position officielle du Parlement européen en faveur d'une protection des abeilles locales et des conservatoires mais seul un soutien massif des citoyens permettra de forcer la Commission à agir et imposer cette protection dans la loi.

Pour son premier chantier de plantation de haies, organisé en janvier à Germainville, POLLINIS avait bénéficié de la participation active des lycéens agricoles et étudiants en Gestion et Protection de la Nature (GPN) du lycée du Chesnoy (Loiret). En retour, les deux ingénieurs agronomes de l'association ont préparé et présenté, en février, une intervention pédagogique consacrée à la pollinisation et aux dangers que fait peser la disparition des pollinisateurs sur l'agriculture. Une intervention d'autant plus utile que cette thématique est très souvent occultée dans le cursus traditionnel de l'enseignement agricole. D'autres interventions pourront être organisées sur le même modèle au fil des chantiers de plantation de haies auxquels des lycées agricoles seront associés.  

Pour rappel, POLLINIS met également à la disposition des associations, des enseignants et des citoyens un matériel pédagogique sur les enjeux liés à la protection des abeilles sauvages et domestiques. Ce matériel peut être téléchargé directement depuis notre site.

UN MASSACRE GÉNÉTIQUE 

L'INDISPENSABLE PROTECTION
DES CONSERVATOIRES

Sensibiliser les futurs professionnels de l'agriculture au rôle primordial des pollinisateurs : c'est aussi l'une des missions essentielles de l'association.

tests sur des pollinisateurs autres que les abeilles domestiques, non prise en compte des potentiels effets perturbateurs endocriniens, insuffisance des études sur les phénomènes d’accumulation...

ESSAIMER

POLLINIS 
intervient au lycée

de Chine...) qui arrivent fragilisées et apportent avec elles un patrimoine génétique façonné par d'autres climats, d'autres saisons, d'autres fleurs... Moins adaptées, ces abeilles sont chaque jour plus dépendantes de l'intervention humaine pour survivre. Une situation qui confine à l'absurde : aujourd'hui en France, la consommation de sucre pour nourrir les abeilles dépasse le poids de la récolte de miel !

abeilles locales de survivre pendant des milliers d'années dans les conditions les plus extrêmes. Et comme une reine abeille peut être fécondée dans la nature par au moins 15 ou 20 mâles durant un vol nuptial, cette hybridation artificielle s'accélère à une vitesse extraordinaire : de 5 % d'abeilles hybridées en 2007, on atteint désormais les 80 % dans certaines régions !  

Il y a urgence pour Apis mellifera mellifera. Selon les scientifiques, l'abeille locale européenne pourrait avoir totalement disparu d'ici 15 ans. L'intensification de l'agriculture, l'érosion accélérée de la flore et de la biodiversité, l'invasion des parasites et des agents infectieux alors que le système immunitaire des abeilles est déjà affaibli par les pesticides... Tout cela met à mal les colonies de ces butineuses, qui sont de surcroît confrontées au danger croissant de l'hybridation. Car pour faire face à la mortalité massive de leurs colonies, un grand nombre d'apiculteurs ont recours à des reines importées (de Grèce, de Malte mais aussi du Chili, d'Argentine, d'Australie, 

de Chine...) qui arrivent fragilisées et apportent avec elles un patrimoine génétique façonné par d'autres climats, d'autres saisons, d'autres fleurs... Moins adaptées, ces abeilles sont chaque jour plus dépendantes de l'intervention humaine pour survivre. Une situation qui confine à l'absurde : aujourd'hui en France, la consommation de sucre pour nourrir les abeilles dépasse le poids de la récolte de miel !

© Philippe Besnard

Mais surtout, cette hybridation met dramatiquement à mal le patrimoine génétique irremplaçable qui a permis à ces abeilles locales de survivre pendant des milliers d'années dans les conditions les plus extrêmes. Et comme une reine abeille peut être fécondée dans la nature par au moins 15 ou 20 mâles durant un vol nuptial, cette hybridation artificielle s'accélère à une vitesse extraordinaire : de 5 % d'abeilles hybridées en 2007, on atteint désormais les 80 % dans certaines régions !  

Protection juridique des abeilles locales :
agir maintenant pour pousser
notre avantage

« Plusieurs études scientifiques montrent que les tests réglementaires requis sont insuffisants pour évaluer les substances actives SDHI » : voici, en substance, ce qu'affirme la pétition que vient d'adresser au Parlement européen POLLINIS. L'association s'est associée dans cette démarche aux chercheurs de l'Inserm qui avaient lancé l'alerte fin 2017 dans la presse sur ces fongicides massivement utilisés dans les cultures de céréales (70 % des cultures traitées de blé tendre) mais aussi de fruits et de légumes. Cette pétition dresse la liste des manquements du système d'homologation actuel qui a conclu à une « absence de risque » pour ces fongicides pourtant mis en cause dans des épisodes de mortalité massive d’abeilles et classés comme « probablement cancérigènes » par l'EPA, agence sanitaire américaine. Et la liste des lacunes est aussi longue qu'inquiétante : absence de tests de toxicité chronique et de tests d’accumulation, absence de tests sur les effets sublétaux et les effets synergiques entre différentes substances, absence de tests sur des pollinisateurs autres que les abeilles domestiques, non prise en compte des potentiels effets perturbateurs endocriniens, insuffisance des études des phénomènes d’accumulation...

► Matthieu Lacour-Veyranne (POLLINIS) souligne devant les élèves du lycée du Chesnoy les dangers que fait peser la disparition des pollinisateurs sur l'agriculture.

Donnez de la force à cet appel pour la sauvegarde de ces pollinisateurs symboliques et essentiels en vous mobilisant autour de notre campagne
« Sauvons l'abeille locale » ! 

PoliticoEuropean ScientistLes JoursJournal de l'environnement ou Actu Environnement : de nombreux médias ont relayé notre combat pour imposer les « tests abeilles » en Europe ainsi que la reconnaissance par la Médiatrice européenne de la légitimité de la plainte déposée par POLLINIS contre l'opacité des débats du SCoPAFF (Standing Committee on Plants, Animals, Food and Feed).