Bulletin de liaison #11 / automne 2018

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Quelques mots

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POLLINIS renforce son équipe !

ALERTE LOBBYS !

Une pression inadmissible

URGENCE MOBILISATION

► Grâce au réseau Apiformes, les agriculteurs de demain sont formés à reconnaître les abeilles sauvages et découvrent au passage l'importance de ces pollinisateurs pour les cultures.

Quelles abeilles sauvages pollinisent quelles fleurs et sur quel territoire ? La mission que s'est donnée le réseau Apiformes, coordonné par l'INRA et la Bergerie nationale, et financé grâce aux dons des sympathisants de POLLINIS, est de répondre à cette question. Ce programme scientifique s'appuie sur un réseau de professeurs de lycées agricoles et d'étudiants – les agriculteurs de demain – chargés de la capture, du montage et de l'identification de spécimens d'abeilles présentes aux alentours de leur établissement. 

Alors que l'Europe fait face à un déclin massif des pollinisateurs, un document de la plus haute importance dort dans un tiroir depuis cinq ans. Son histoire remonte à 2011, lorsque la Commission européenne demande à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de produire de nouvelles lignes directrices afin de mieux évaluer les effets des pesticides sur les pollinisateurs et de respecter la réglementation entrée en vigueur en 2009.

Etudiante en troisième année en communication visuelle, à MJM Graphic Design, Amel rejoint POLLINIS pour un an, en tant que graphiste en alternance. « Cela m'intéressait de traduire graphiquement des messages militants ! ».

La commission d'enquête sur la procédure d'autorisation des pesticides dans l'Union européenne subit des pressions de l'agrochimie.

Vos signatures aux pétitions nous confèrent la légitimité indispensable qui nous ouvre les portes des représentants politiques. Vos dons garantissent à POLLINIS la totale liberté d'action et de parole dont nous avons besoin pour faire pression efficacement sur les décideurs politiques. 

JE FAIS UN DON

POLLINIS, c'est vous ! Sans votre soutien nous ne pourrions pas lutter à Bruxelles et à Paris pour enrayer la disparition des abeilles et de tous les pollinisateurs ; nous ne pourrions pas faire pression sur les responsables politiques pour faire entendre la voix des citoyens, et peser dans la balance face aux intérêts des firmes agrochimiques ; nous ne pourrions pas utiliser contre eux les propres armes des lobbyistes, en passant au crible la réglementation européenne ou en commandant des études scientifiques ; nous n'aurions pas les moyens d'alerter le public et de monter des dossiers de contre-lobbying citoyen pour aller défendre l'intérêt général au cœur des institutions.

Dans les mois qui viennent, grâce à votre engagement et votre soutien financier, POLLINIS va pouvoir se battre sur plusieurs fronts pour sauver les pollinisateurs :

► faire pression sur les responsables politiques et alerter l'opinion publique sur le scandale des pesticides SDHI, cette bombe à retardement présente dans nos sols, nos assiettes, et l'air que nous respirons ;

► s'assurer que l'interdiction en France de tous les pesticides ayant le même mode d'action que les néonicotinoïdes soit réellement appliquée et de façon pérenne malgré la pression des lobbys pour que le décret d'application ne sorte pas ;

faire ressortir toutes les contradictions et les faiblesses du système européen d'homologation des pesticides pour pouvoir s'opposer efficacement aux nouveaux tueurs d'abeilles à venir ; 

faire connaître et promouvoir les fermes qui ont déjà réussi à produire avec de bons rendements sans aucun pesticide, pour accélérer la transition vers une agriculture respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend ;

alerter et mobiliser le plus grand nombre possible de citoyens au déclin massif des pollinisateurs sauvages, et convaincre les responsables politiques de l'impérieuse nécessité de les protéger ;

► protéger l'abeille noire (Apis mellifera mellifera) et les autres races d'abeilles locales en voie de disparition, et soutenir juridiquement et financièrement le travail indispensable des conservatoires d'abeilles en France, et ailleurs en Europe (notre abeille locale, l'abeille noire).

► JE FAIS UN DON

nécessaires pour permettre la transaction ne vous seront demandées qu'à la fin, sur le serveur ultra-sécurisé de la banque. Vos coordonnées sont nécessaires pour enregistrer votre don, vous envoyer votre attestation, et vous tenir informé des actions réalisées par POLLINIS grâce à votre soutien. Les données enregistrées sur ce formulaire font l’objet d’un traitement informatique réalisé par l’association POLLINIS, dans le respect du Règlement général (UE) 2016/679 sur la Protection des données. Vous pouvez à tout moment exercer vos droits d’accès, de modification, de rectification, d’opposition, de limitation ou d’effacement sur simple demande à l’adresse contact@pollinis.org. Les données vous concernant seront automatiquement effacées de nos serveurs à votre demande, ou en cas d’inactivité de votre part pendant plus de 48 mois.

Pas évident de distinguer un Halictus d'un Lasioglosum par la variation morphologique d'une nervure cubitale... Les sessions de formation organisées par Apiformes visent donc à donner aux enseignants les armes nécessaires pour pouvoir organiser, au sein de leur classe, cette expérience inédite de science participative à laquelle sont associés, en bout de chaîne, les chercheurs de l'INRA et les experts taxonomistes qui garantissent la qualité scientifique des données recueillies.

UN DOCUMENT QUI POURRAIT PROTÉGER LES POLLINISATEURS

En toute opacité, un comité de la Commission européenne, le SCoPAFF, composé de représentants des États membres, bloque depuis cinq ans un document qui permettrait de tester véritablement la toxicité des pesticides sur les pollinisateurs avant leur mise sur le marché. 

Association indépendante et sans but lucratif qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe. POLLINIS repose entièrement sur les dons de citoyens engagés comme vous dans ce combat vital et ne reçoit aucun financement de gouvernements ou d'organisations professionnelles pour pouvoir conserver son indépendance absolue vis-à-vis de tout pouvoir économique ou politique. L’association POLLINIS a pour éthique de ne pas échanger ou commercialiser les coordonnées de ses membres, votre email ne sera donc utilisé que dans le but de vous tenir au courant des actions de POLLINIS. Si vous souhaitez vous désinscrire de notre liste de diffusion, il vous suffira d'envoyer un e-mail à contact@pollinis.org en mentionnant "Désinscription" comme objet de votre message. Si vous souhaitez d'avantage d'informations sur POLLINIS, vous pouvez visiter le site Internet www.pollinis.org ou nous écrire à contact@pollinis.org

Merci aux plus de 20 000 donateurs qui nous permettent 
d'agir au quotidien pour sauver les abeilles, et aux 
1,4 million de citoyens engagés aux côtés de POLLINIS. 

Pour mener tous ces combats de front, nous avons besoin de votre aide.

SAUVER LES ABEILLES SAUVAGES

 

NOS COMBATS

Impact réel des pesticides sur les abeilles :
un protocole d'évaluation bloqué depuis 5 ans !

C'est un scandale qui se déroule dans les coulisses de la Commission européenne : le blocage d'un document élaboré en 2013 et qui permettrait de mesurer l’impact réel des pesticides sur les pollinisateurs (abeilles domestiques, sauvages et bourdons). Ces lignes directrices pour les tests d'homologation avaient été réclamées par la Commission elle-même. POLLINIS dénonce le double-jeu des États membres et réclame l'adoption immédiate de ce document.

Début octobre, s'est tenue une nouvelle session de formation pour les professeurs de lycées agricoles dans le cadre du réseau Apiformes, un programme scientifique soutenu financièrement par les donateurs de POLLINIS pour cartographier la présence des abeilles sauvages sur le territoire français.

Publié en 2013, ce document de l’EFSA fournit un cadre d’évaluation plus complet que celui actuellement en vigueur. Il inclut pour la première fois les bourdons et les abeilles solitaires ; il prend en compte efficacement le mécanisme d'action des pesticides systémiques ; il évalue la contamination par le pollen, l'eau, les poussières. Ce protocole intègre également les effets sur les larves, la toxicité chronique, les effets sublétaux... Un document redoutablement efficace pour protéger les pollinisateurs des nouvelles molécules toxiques que l'agrochimie souhaite mettre sur le marché.

Alerte fongicides : POLLINIS demande 
le retrait immédiat des SDHI

PERSPECTIVES

Les abeilles en liberté : un nouveau regard sur les butineuses

Les fongicides SDHI sont utilisés massivement dans les champs depuis 2014, mais les risques posés par ces pesticides n'ont pas été correctement évalués. Inquiets, des scientifiques ont lancé l'alerte il y a déjà un an. Face à l'inertie des autorités sanitaires, POLLINIS a décidé d'agir.

Et si les abeilles n'étaient pas seulement des productrices de miel ? Ici et là en Europe, des amoureux de ces pollinisatrices, écœurés par leur disparition annoncée, inventent un nouveau regard sur les liens qui unissent les abeilles et les hommes. POLLINIS soutient deux de ces initiatives.

mise en place d'un comité d'experts, mais ce dernier n'a toujours pas rendu ses conclusions, plus d'un an après l'alerte. 

Début octobre, POLLINIS a donc demandé à rencontrer des responsables de l'ANSES, pour connaître l'état d'avancement des travaux et réclamer l'accès aux tests  d'homologation des molécules SDHI. Lors de ce rendez-vous, aucune réponse précise n'a été obtenue. La composition du comité d'experts est tenue secrète. Les responsables de l'ANSES assurent également qu'il n'est pas possible d'accéder rapidement à l'ensemble des études d'homologation, pour des raisons de « confidentialité ». 

En Allemagne, ce sont des ruches accrochées en hauteur dans les arbres, comme des nichoirs, où les abeilles peuvent essaimer puis vivre à l'état sauvage, sans que leur miel ne soit prélevé ou que des soins soient pratiqués. En Italie ou en France, on trouve aussi des amoureux des abeilles pour créer ces « ruches de biodiversité », dans des paniers ou des ruchettes en bois. Ils estiment qu'en les laissant tranquilles, elles se porteront mieux, développeront à terme des résistances aux maux qui les tuent : parasites comme le varroa, frelon asiatique...

Ce nouveau regard sur l'abeille – animal sauvage en voie de domestication – interroge sur les liens qui unissent les hommes à ces butineuses et à la nature. Et tout est bon pour sauver les abeilles. Alors, en marge d'une apiculture respectueuse, pourquoi pas des abeilles totalement libres ? POLLINIS s'intéresse à cette approche novatrice et radicale, qui refuse de voir les abeilles transformées en animal de batterie façonné par l'homme et incapable de vivre sans lui.

NOUVELLES PERSPECTIVES

conduit par la réalisatrice Perrine Bertrand. En parallèle, POLLINIS soutient aussi la sortie d'une nouvelle revue en janvier prochain, Abeilles en liberté, édité par Terran Magazine. Cette publication, qui paraîtra quatre fois par an (sur abonnement), se veut « au service des abeilles, engagée, novatrice et participative ». Il sera question d'essaimage naturel, de notre rapport à l'abeille, de la ruche idéale, du changement climatique... Avec des dossiers thématiques, des enquêtes, des portraits et des témoignages, cette revue souhaite rassembler les acteurs de terrain – apiculteurs professionnels et amateurs, scientifiques et spécialistes des pollinisateurs – pour initier et proposer des solutions alternatives.

► La chaîne de télévision CNEWS invite POLLINIS le 1er septembre, jour de l'entrée en vigueur de l'interdiction des néonicotinoïdes en France. L'occasion pour l'association de rappeler que cette mesure indispensable ne suffira malheureusement pas à enrayer le déclin des pollinisateurs, et qu'il faut d'urgence une politique de transition vers une agriculture respectueuse des pollinisateurs.

► Devant le risque sanitaire et environnemental considérable que les protocoles d’homologation actuels ne permettent pas d’évaluer, POLLINIS demande le retrait immédiat des fongicides SDHI, jusqu'à ce que leur toxicité soit réévaluée, et finance des études indépendantes sur les SDHI pour forcer les responsables politiques à agir.

Ces fongicides bloquent une enzyme, la SDH (succinate déshydrogénase), interrompant la respiration des cellules. Une enzyme qui est présente chez tous les êtres vivants... Chez l'homme, les perturbations de la SDH peuvent provoquer des atteintes neurologiques, des cardiopathies sévères, des tumeurs de la tête et du cou, des cancers.

VICTOIRE !

Néonicotinoïdes cachés : 
notre combat récompensé !

Sulfoxaflor et flupyradifurone : le Parlement français a voté l'interdiction des deux néonicotinoïdes cachés contre lesquels POLLINIS se battait depuis 2015.

ESSAIMER

 

Cartographier la présence des abeilles sauvages sur le territoire français pour mieux les protéger

Ce comité, présidé par un représentant de la Commission européenne, avait pourtant été consulté par l’EFSA pour élaborer son document.

Journaliste, Célia a longtemps travaillé en Asie. Elle a rejoint l'équipe en septembre comme chargée de projets éditoriaux. « Je souhaitais travailler sur les questions environnementales, et participer à la mission de POLLINIS de protection des pollinisateurs ».

Après les révélations des « Monsanto 
Papers », le Parlement européen a établi une commission d'enquête sur la procédure d'autorisation des pesticides dans l'Union européenne. Le travail d'investigation de cette commission baptisée « PEST », d'une importance critique pour l'agrochimie, a été ponctué d'incidents selon le quotidien Le Monde. Éric Andrieu, président de la commission, confie ainsi avoir reçu, via un cabinet de consultants, deux invitations à rencontrer secrètement des hauts responsables de Bayer.

UN CONSULTANT 
DE L'AGROCHIMIE, 
UN EXPERT NEUTRE ?

Selon l'un des consultants, la commission PEST « étant d'une grande importance », « il est naturel que les représentants de Bayer souhaitent échanger des informations, en confidentialité, avec son président »Bayer a démenti les tentatives.

L'assistant de M. Andrieu raconte, lui, avoir reçu plusieurs appels anonymes lui demandant en anglais des nouvelles de sa famille, avant de raccrocher. Le numéro a depuis été désactivé. Les jours suivants, l'équipe de M. Andrieu s'est aperçue que des courriels ne lui parvenaient pas, et a découvert qu'un filtre avait été programmé sur son adresse mail officielle : « les messages contenant le mot "cancer" » étaient dirigés dans un dossier nommé "glyphosate" et mis dans la corbeille ».

Dans la salle de formation de Châteauneuf-de-Gadagne (Vaucluse), une quinzaine d'enseignants et de techniciens de laboratoire venus de lycées des quatre coins de France ont ainsi appris pendant trois jours à collecter des spécimens et surtout à leur attribuer un nom, à l'aide d'une loupe binoculaire et de fiches permettant d'identifier les espèces selon la forme des pattes, le nombre de dents des mandibules, la pilosité de la face, la structure des ailes... Un travail aussi fascinant pour les participants qu'utile pour la connaissance et la protection des pollinisateurs. « L'habitat, la flore, la nature du sol, la latitude : en rattachant chaque espèce à un territoire, on saura ce qu'il convient de remettre dans le décor pour qu'elle bénéficie des ressources nécessaires pour vivre », soulignent les organisateurs de la formation.

À ce jour, Apiformes a déjà permis l'analyse de plus de 4 500 spécimens et la détermination de près de 195 espèces réparties à travers le territoire. Et ce n'est qu'un début !

POLLINIS vous garantit une totale confidentialité de vos données personnelles, qui ne seront pas communiquées à des organismes  tiers.   Toutes  les  informations

Nos combats dans les médias

► Suite à l'entrée en vigueur de l'interdiction des néonicotinoïdes en France, l'Agence France Presse reprend l'appel lancé par le délégué général de POLLINIS contre le remplacement des molécules interdites par d'autres molécules toxiques et pour la mise en place d'une « politique ambitieuse de transition vers l'agroécologie ».

► Le Monde évoque le rôle moteur de POLLINIS dans la reconnaissance, par le Parlement européen, de la nécessité de préserver les races d'abeilles locales.

► Le site Actu-environnement relaie la saisine du médiateur européen par POLLINIS contre la rétention d'informations sur la procédure d'évaluation des risques des pesticides sur les pollinisateurs.

DES TESTS D'ÉVALUATION OBSOLÈTES

Immédiatement alertée par ces scientifiques, l'ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire) ne prend pourtant aucune mesure de retrait préventif. Motif : les molécules ont passé les tests d'homologation, préalables à leur mise sur le marché, et ne présenteraient donc pas de danger. Sauf que ces tests d'homologation se fondent uniquement sur des études fournies par l'industrie elle-même... De plus, selon les chercheurs de l'Inserm, ces protocoles de tests sont obsolètes et ne prouvent aucunement l'innocuité de ces molécules pour les abeilles et la santé.

Devant l'inaction des autorités sanitaires, les chercheurs publient alors une tribune dans la presse. L'ANSES finit par annoncer la

LES SDHI CONTAMINENT 
LES ÉCOSYSTÈMES

En France, 70 % des cultures de blé tendre sont traitées, ainsi qu'un grand nombre de fruits et de légumes. Très difficilement dégradables (selon le registre SAgE pesticides), les SDHI persistent et s’accumulent dans les milieux, contaminant progressivement l'ensemble des écosystèmes. Classifiées comme étant « à faible risque pour les abeilles », ces molécules sont pourtant déjà pointées du doigt dans des épisodes de mortalité de ruchers relevés dans le Bilan Intoxications 2016 du Réseau des Troubles des Abeilles. 

Devant l'urgence, POLLINIS a décidé de s'associer à des chercheurs indépendants et, grâce aux  dons de ses sympathisants, de financer au plus vite des études multidisciplinaires sur les SDHI, qui permettront d'en évaluer au plus vite la dangerosité réelle. 

Pendant ce temps, une vingtaine de molécules SDHI sont toujours déversées à grande échelle sur les cultures. C'est le cas du boscalid par exemple, le pesticide le plus présent dans nos assiettes en 2017 selon l'EFSA, l'autorité sanitaire européenne.

Chassez le diable par la porte, il revient par la fenêtre... Sentant le vent du boulet, suite au moratoire partiel sur les néonicotinoïdes adopté au niveau européen fin 2013, l'industrie agrochimique tentait depuis lors d'introduire deux nouveaux pesticides qui, s'ils différaient par leur composition moléculaire, avaient cependant le même mode d'action que les « néonics ». Avec les mêmes conséquences, désastreuses, pour les pollinisateurs. 

FAIRE BARRAGE AUX LOBBYS

Mais votre mobilisation a permis de donner un premier coup d'arrêt à cette tentative de contournement puisque le Parlement français a étendu début octobre l'interdiction des néonicotinoïdes – effective depuis le 1er septembre 2018 – à toutes les molécules ayant le même mode d'action.

  • d'exercer la plus grande vigilance sur la rédaction des décrets d'application et l'attribution d'éventuelles dérogations en France ;
  • de lutter pour imposer cette interdiction totale des néonicotinoïdes et des néonicotinoïdes cachés partout en Europe. Rappelons que, pour l'heure, l'Union européenne n'interdit que trois substances sur les sept incriminées, et que cette interdiction ne concerne que les cultures de plein champ ;
  • de combattre les fongicides et les nouveaux pesticides tueurs-d'abeilles, en surveillant de près les manœuvres de l'agrochimie à Bruxelles et en exerçant une veille active sur les nouvelles molécules autorisées pour contrer toute tentative de commercialisation d'un nouveau tueur d'abeilles en Europe ;
  • d'exiger une réforme urgente des procédures d'autorisation des pesticides en Europe pour tenir compte de tous les nouveaux modes d'actions des molécules aujourd'hui et des nouveaux dangers qu'elles font peser sur les abeilles et les pollinisateurs, et plus largement sur notre environnement et notre santé.

POLLINIS EXISTE GRÂCE À VOUS

Votre soutien
est précieux

BRAVO à toute l'équipe pour votre détermination et votre constance ces dernières années, malgré toutes les oppositions frontales ou transversales... 
Goûtons ensemble « sans modération » cette joie d'une probable moindre atteinte à notre environnement ! Très amicalement, 
Stéphan P.

BRAVO POLLINIS, je dis à ma famille et à mes amis qu’une signature ce n’est pas un « coup d’épée dans l’eau », que des personnes donnent de leur temps pour contrecarrer les grands de ce monde qui ne pensent qu'au profit, au détriment de la nature et de l’humanité - RAVIE DE CETTE VICTOIRE 
Joelle T.

Bravo, bravo et encore bravo… Merci pour votre engagement et très content de vous avoir aidés à un moment-clé de votre action… Merci pour les générations présentes et à venir, merci pour nos abeilles. Très cordialement, 
Gérard F.

OPACITÉ 
ET COMPROMISSION

Alors, où et pourquoi y a-t-il un blocage ? POLLINIS a cherché à comprendre en demandant l'accès aux documents de délibération du SCoPAFF. De fait, les réunions de ce comité se déroulent dans une opacité complète et seuls des comptes-rendus sommaires annonçant les points à l’ordre du jour sont publiés. Mais POLLINIS s'est vu opposer un refus par la DG SANTÉ de la Commission européenne, au motif que les informations demandées « ne relevaient pas de l’intérêt public supérieur ». 

LES LOBBYS IMPOSENT
LEURS PROPRES TESTS

En attendant, cinq années ont été perdues, les protocoles d’évaluation restent totalement  déficients, et des produits toxiques sont toujours mis sur le marché chaque année sans être correctement testés. Les lobbys de l'agrochimie ont les coudées franches pour continuer d'imposer leurs propres lignes directrices et font pression pour pérenniser cette situation. 

La Commission européenne suggère maintenant de n'adopter dans un premier temps qu'une petite partie du document de l'EFSA, et ce, seulement pour les abeilles domestiques. Avec l'aide de ses sympathisants, POLLINIS entend dénoncer ce rétropédalage des États membres. L'association demande que les nouvelles lignes directrices soient adoptées immédiatement pour enrayer la disparition des pollinisateurs. 

Et pourtant, son adoption est bloquée depuis cinq ans par un comité composé de représentants de chaque État membre de l’Union européenne, le SCoPAFF (Comité permanent des plantes, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux). 

UNE EXPÉRIENCE INÉDITE 
DE SCIENCE PARTICIPATIVE

RÉPERTORIER LES ABEILLES POUR AGIR

Qui sont les « apprenants » des formations Apiformes ?
Ce sont essentiellement des enseignants de lycée agricole, avec un besoin plus particulier dans les filières GPN (Gestion et Protection de la Nature) et maraîchère. Depuis le lancement, nous avons déjà formé une quarantaine de personnes.

3 questions à... 
José Ratrimoharinosy,

Combien d'établissements sont intégrés au réseau ?
Aujourd'hui, APIFORMES s'appuie sur un réseau de 25 lycées qui ont été sélectionnés pour bénéficier d'une répartition optimale sur le territoire. 

Quel rôle joue POLLINIS dans cette opération ?
L'association a été sollicitée par Bernard Vaissière (n.d.r. : chercheur à l'unité « abeilles et environnement » de l'INRA) pour assurer le financement de l'opération. Cet appui nous permet notamment de doter les lycées du réseau d'un matériel comparable à celui dont nous bénéficions pour nos formations. 

chargé de mission « appui et soutien de l'innovation dans l'enseignement agricole » à la Bergerie nationale.

UNE TENTATIVE DE 
RENDEZ-VOUS SECRET

Le 27 septembre 2018, les eurodéputés de la commission apprennent en pleine séance qu'une étude commandée par leurs soins a été rédigée par un consultant lié à l'industrie des pesticides. Cet « expert », choisi par le service de recherche du Parlement européen, s'était gardé de signaler tout conflit d'intérêt.

Son étude reprenait mot pour mot les arguments de l'agrochimie : la réglementation actuelle serait trop stricte, entraverait la mise sur le marché de nouveaux pesticides, et le principe de précaution serait un frein au développement... L'adoption définitive par la commission PEST du projet de rapport est annoncée pour le 6 décembre. En espérant qu'il n'y aura pas, d'ici là, d'autres interférences.

LES ABEILLES : VIVRE LIBRES OU MOURIR ?

Merci pour vos encouragements suite à l'interdiction des néonics cachés : ensemble, nous pouvons débarrasser l'agriculture de tous les tueurs d'abeilles !

Une victoire nécessaire mais qui reste insuffisante. Avec votre soutien, notre association continuera :

Dans cet esprit, l'association finance un projet de film sur les ruches de biodiversité, 

► JE SIGNE LA PÉTITION #StopSDHI

DEMAIN, L'EUROPE

Eh bien, je suis bien contente et votre enthousiasme me réjouit ! Je félicite et remercie toute votre équipe pour sa ténacité et tout le travail fourni ! Merci pour les générations futures !
Marie-Andrée 

Ils ont été sidérés par leur découverte. En 2017, des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), décident de tester dans leur laboratoire des fongicides utilisés en agriculture, les SDHI. Ils découvrent alors que ces molécules, censées tuer uniquement les champignons, agissent aussi sur les cellules humaines, celles des vers de terre et celles des nématodes, la micro faune indispensable à la bonne santé des sols... Avec des conséquences potentiellement désastreuses pour l'homme, les pollinisateurs, et toute la biodiversité. 

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