Bulletin de liaison #7 / automne 2017

Twitter
Facebook
Linked In Pollinis

Quelques mots

WWW.POLLINIS.ORG

POLLINIS renforce son équipe !

NOS COMBATS

Un nouveau tueur d'abeilles sur le marché ?

SAUVER LES POLLINISATEURS SAUVAGES

Grâce à vos dons, POLLINIS finance le recensement des espèces d'abeilles sauvages qui existent en France !

► En septembre dernier, l'équipe de POLLINIS a remis officiellement la pétition #StopNéonics! à la Présidence du Conseil de l'Union européenne (actuellement estonienne), représentée par Tarvo Järve, et à la Commission européenne, représentée par Klaus Berend. Notre pétition pour une interdiction totale des tueurs d'abeilles rassemble désormais les signatures de 1,3 million de citoyens européens.

CONTRE-LOBBYING CITOYEN

Néonicotinoïdes : POLLINIS invite les scientifiques à Bruxelles

Alors que le sort des « tueurs d'abeilles » est en train de se jouer en Europe, POLLINIS a organisé une conférence au Parlement européen. Devant la disparition massive des insectes, cinq experts de renom ont appelé l'Union européenne à prendre des mesures urgentes.

► Cette conférence était l'occasion pour POLLINIS de rappeler aux institutions que la science indépendante a tranché contre les tueurs d'abeilles et que plus d'1,3 million de citoyens ont signé la pétition de l'association exigeant une interdiction totale des néonicotinoïdes au niveau européen.

La Fête de l’abeille noire 2017 !

En septembre dernier, dans la commune savoyarde de Saint-Martin-de-Belleville, le Conservatoire de l'abeille noire de Savoie (CETA) a accueilli la troisième édition de la Fête de l'abeille noire. Cette manifestation annuelle, que POLLINIS co-organise en qualité de membre fondateur de la FEdCAN, la Fédération européenne des Conservatoires de l'abeille noire, a pour but de faire connaitre et de protéger notre abeille locale (Apis mellifera mellifera)

Pendant deux jours, apiculteurs, citoyens et élus locaux ont pu se rencontrer pour faire avancer la cause de l'abeille noire. Au programme, conférences, expositions et activités : chasse aux papillons de nuit, écoute du brame du cerf, visite du rucher. Une invitée d'honneur, Gabriele Soland, spécialiste de la diversité génétique de l'abeille domestique, a raconté l'expérience de quatre Conservatoires situés en Suisse, ouvrant de belles perspectives d'échanges et d'alliances.

► Le rucher du Conservatoire de l'abeille noire de Savoie est niché dans le décor majestueux du Parc national de la Vanoise. Sans protection juridique, il n'est pas à l'abri de l'hybridation de ses abeilles par des colonies de races importées et placées à sa proximité.

URGENCE MOBILISATION

Une fenêtre de tir pour faire interdire 
les tueurs d'abeilles en Europe

► Toute l'équipe de POLLINIS est sur le pont (ici à Bruxelles le 7 novembre dernier) pour faire pression, au nom des sympathisants de l'association, sur les eurodéputé.e.s afin qu'ils et elles interdisent les tueurs d'abeilles. 

POLLINIS EXISTE GRÂCE À VOUS

Merci pour vos dons, votre soutien 
et vos messages :

« Merci de me tenir au courant de la suite donnée au projet de la Vallée de l'abeille noire. C'est vraiment triste que l'on soit obligé de créer des "zones" non polluées. Il faudrait que la France entière soit déclarée zone non polluée. » 
Daniel J., Bouaye (Loire-Atlantique)

« Nous devons préserver les insectes pollinisateurs sauvages, dont le fruit du travail se retrouve dans nos assiettes au quotidien. Un grand merci à POLLINIS pour toutes leurs actions et programmes indispensables pour faire bouger les choses et leur assurer un avenir. En soutenant POLLINIS, nous leur donnant une chance. » Marie A., Alsace

« De tout coeur  contre le comportement criminel des lobbies, et continuons le combat pour défendre nos chères abeilles et prédateurs. » Jésus A.

Nos combats 
dans les médias

EURACTIV, 7 novembre 2017.
Le site Euractiv, spécialiste des politiques européennes, a relayé l'appel des scientifiques invités par POLLINIS au Parlement européen pour des mesures urgentes en faveur des pollinisateurs.

Le 7 novembre dernier, POLLINIS a organisé une conférence au Parlement européen de Bruxelles intitulée « Néonicotinoïdes : une interdiction à venir ? ». L'association voulait présenter aux institutions les constats sans appel de la science indépendante quant aux effets dévastateurs de ces insecticides. Le moment est opportun : l'EFSA, l'agence sanitaire européenne, s'apprête à publier son rapport d'étude sur ces pesticides et la Commission va soumettre au vote des États membres, avant la fin de l'année, une proposition législative sur les tueurs d'abeilles.

Cette conférence était parrainée par l'eurodéputé français Eric Andrieu, qui a appelé à l'interdiction pure et simple des néonicotinoïdes en Europe et au changement de modèle agricole. Les chercheurs Caspar Hallmann et Hans de Kroon, de l'Institute for Water and Wetland Research de Radboud University aux Pays-Bas, auteurs de l'étude qui révèle que plus de 75% des insectes ailés ont disparu d'Allemagne – et donc d'Europe – en moins de 30 ans, ont affirmé que, dans cette hécatombe, "le principal suspect est à rechercher dans les pratiques agricoles actuelles".

De son côté, le professeur Peter Neumann de l'Institute of Bee Health, Université de Bern, président du groupe de travail sur les services écosystémiques, l'agriculture et les néonicotinoïdes, à l'European Academies Science Advisory Council (EASAC) a rappelé que "plus de 550 études démontrent que l'usage généralisé des néonicotinoïdes a des impacts sévères, et ce même à des doses infinitésimales, non seulement sur les abeilles et autres insectes pollinisateurs, mais également sur d'autres organismes vivants, mettant en péril de nombreux services écosystémiques".

Dans la salle, les lobbies de l'agro-chimie et de l'agro-industrie ont vivement réagi. Le représentant de Dow AgroSciences par exemple, la firme allemande qui cherche à commercialiser le sulfoxaflor, un nouveau tueur d'abeille, a assuré que cette substance active n'était pas un néonicotinoïde, une affirmation réfutée par le professeur Bonmatin, chercheur en biophysique moléculaire au CNRS.

Enfin, Fabio Sgolastra, chercheur en entomologie à l'Université de Bologne et membre de plusieurs groupes de travail de l'EFSA sur la santé des abeilles, a insisté sur l'effet cocktail résultant du mélange de plusieurs produits phytosanitaires, et conclu que "le moratoire partiel sur les pesticides néonicotinoïdes n'est pas en accord avec la science".

Dans les semaines à venir, les député.e.s de la Commission Agriculture et Développement rural (COM AGRI) du Parlement européen devront voter le projet de rapport "Perspectives et défis pour le secteur apicole de l'Union européenne", dans lequel POLLINIS est parvenu – grâce au soutien en particulier de l'eurodéputée espagnole María Lidia Senra Rodríguez – à faire introduire plusieurs amendements pour une interdiction totale des néonicotinoïdes en Europe.

AVANCÉES DES PROJETS

Grâce à votre soutien, La Vallée de l'abeille noire prend racine

Dans une belle vallée étirée le long du Tarn, POLLINIS et L'Arbre aux abeilles construisent ensemble un sanctuaire pour l'abeille noire, au sein d'un paysage agricole restauré et sain, riche en ressources pour les abeilles : un modèle prometteur pour les abeilles, les écosystèmes, et les femmes et les hommes qui en dépendent.

POLLINIS est parvenue à faire déposer des amendements #StopNéonics au Parlement européen : aidez-nous maintenant à faire pression sur les eurodéputé.e.s pour qu'ils soient adoptés et que les néonicotinoïdes soient bannis de toute l'Europe.

La Vallée de l'abeille noire s'étend sur 20 hectares au cœur du Parc national des Cévennes, le long du Tarn. Là, un conservatoire de l'abeille noire a été mis en place dès 2008 pour sauver ce pollinisateur. La vallée compte aujourd'hui 150 colonies. C'est à partir de ce trésor vivant que se met en place La Vallée de l'abeille noire : la construction d'un sanctuaire de l'abeille locale, au sein d'un paysage agricole mellifère et restauré, et un foisonnant modèle économique et culturel de développement.

Barbara, prend la tête du Pôle Pesticide de POLLINIS qui lutte à Paris et Bruxelles pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs. Docteur en anthropologie sociale et ethnologie, elle est spécialiste en anthropologie des droits et s'est intéressée à la mobilisation sociale à travers les associations de la société civile. « Pendant mes activités de recherche, j'ai observé un grand nombre de réseaux d'activistes et étudié la façon dont ils essaient de changer le monde. J'ai décidé d'essayer à mon tour ».

Diplômée d'HEC Paris et du Centre de Formations des Journalistes (CFJ Paris) Clémentine est journaliste et a couvert l'environnement et la protection des peuples autochtones. Avant de rejoindre POLLINIS comme chargée de communication, elle était en mission pour le Ministère des Affaires Étrangères au service de presse de l'Ambassade de France à New Delhi. 
« Passionnée d'environnement depuis toujours, je suivais depuis le début les activités de POLLINIS. Après un an en Inde, j'ai décidé d'utiliser mes compétences pour agir concrètement et aider à construire un monde meilleur ».

Alors que les néonicotinoïdes sont en passe d'être interdits en France et que le moratoire partiel européen est en cours de réévaluation, l'industrie agrochimique orchestre la relève, avec la complicité des autorités sanitaires. En septembre, l'agence sanitaire française (ANSES) a ainsi autorisé deux insecticides, Closer et Transform, contenant du sulfoxaflor, une molécule qui a le même mode d'action que les néonicotinoïdes mais qui a été habilement classée dans une nouvelle catégorie.

PROCÉDURE EN RÉFÉRÉ 
Le 24 novembre, suite à la levée de bouclier dans la société civile, le tribunal de Nice a ordonné la suspension de ces deux autorisations. Le fabricant du sulfoxaflor, Dow AgroSciences, a immédiatement annoncé un recours devant le Conseil d'État. L'ANSES, qui poursuit donc son travail d'expertise, doit faire part de ses observations aux ministres de l'Agriculture et de l'Environnement dans un délai de 3 mois.

UN NÉONIC CACHÉ 
En juillet 2015, le sulfoxaflor avait obtenu le feu vert de l'autorité sanitaire européenne (EFSA) alors que Dow AgroSciences n'avait présenté aucune étude d'impact fiable de ses effets sur les abeilles. L'EFSA elle-même avait reconnu dans son avis sur la molécule qu'elle présentait un "risque élevé pour les abeilles". Aux États-Unis, la molécule a d'ailleurs été interdite pour cette raison deux mois plus tard.

NON AU SULFO
Dès 2015, POLLINIS a lancé la campagne #StopSulfoNow pour informer les citoyens et interpeller les membres de l'Union européenne. En juillet 2016, alors que la loi Biodiversité était votée en France, POLLINIS a de nouveau tiré le signal d'alarme, soulignant que cette loi permettait le remplacement des néonicotinoïdes, interdits à partir de 2018, par d'autres molécules tout aussi nocives – notamment le sulfoxaflor. L'association exige depuis que le sulfoxaflor soit intégré dans le projet de décret fixant la liste des néonicotinoïdes interdits. Pour l'instant, le ministre de l'Environnement n'a pas répondu à notre demande.

Le tribunal de Nice suspend l'autorisation de deux insecticides contenant du sulfoxaflor. Dow AgroSciences fait appel.

Vos signatures aux pétitions nous confèrent la légitimité indispensable qui nous ouvre les portes des représentants politiques. Vos dons garantissent à POLLINIS la totale liberté d'action et de parole dont nous avons besoin pour faire pression efficacement sur les décideurs politiques. 

JE FAIS UN DON

POLLINIS, C'est vous ! Sans votre soutien nous ne pourrions pas lutter à Bruxelles et à Paris pour sauver les abeilles et les pollinisateurs sauvages ; nous ne pourrions pas faire pression sur les responsables politiques pour faire entendre la voix des citoyens, et peser dans la balance face aux intérêts des firmes agrochimiques ; nous ne pourrions pas utiliser contre eux les propres armes des lobbyistes, en passant au crible la réglementation européenne ou en commandant des études scientifiques ; nous n'aurions pas les moyens d'alerter le public et de monter des dossiers de contre-lobbying citoyen pour aller défendre l'intérêt général au cœur des institutions.


Dans les mois qui viennent, grâce à votre engagement et votre soutien financier, vous, POLLINIS va pouvoir se battre sur plusieurs fronts pour sauver les pollinisateurs :


► s'assurer que l'interdiction totale et pérenne des néonicotinoïdes en France sera réellement appliquée dès le mois de janvier 2018, et de façon pérenne, par le gouvernement actuel ;



► lutter pied à pied à Bruxelles contre les lobbies de l'agrochimie pour étendre l'interdiction des néonicotinoïdes obtenue en France à l'ensemble des pays européens et enrayer à grande échelle le déclin des pollinisateurs ;



► faire ressortir toutes les contradictions et les faiblesses du système européen d'homologation des pesticides pour pouvoir s'opposer efficacement au nouveaux tueurs d'abeilles à venir ; 


► faire connaître et promouvoir les fermes qui ont déjà réussi à produire avec de bons rendements sans aucun pesticide, pour accélérer la transition vers une agriculture respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend ;



► alerter et mobiliser le plus grand nombre possible de citoyens au déclin massif des pollinisateurs sauvages, et convaincre les responsables politiques de l'impérieuse nécessité de les protéger ;


► protéger l'abeille noire (Apis mellifera mellifera) et les autres races d'abeilles locales en voie de disparition, et soutenir juridiquement et financièrement le travail indispensable des conservatoires d'abeilles en France, et ailleurs en Europe (notre abeille locale, l'abeille noire).

> JE FAIS UN DON

POLLINIS vous garantit une totale confidentialité de vos données personnelles, qui ne seront pas communiquées à des organismes tiers. Conformément à la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d’un droit accès et de modification des données vous concernant, que vous pouvez exercer en écrivant à contact@pollinis.org

Grâce à votre soutien, POLLINIS, finance depuis 2014 le réseau Apiformes animé par l'INRA dans une trentaine de lycées agricoles de l'Hexagone, avec un double objectif : recenser les plus de 900 espèces et sous-espèces d'abeilles solitaires et sauvages et sensibiliser les futurs agriculteurs au rôle vital qu'elles jouent dans la production agricole.

Grâce à l'enthousiasme et la générosité des sympathisants de POLLINIS, le réseau Apiformes a pu entamer une seconde phasela formation d'enseignants de lycées agricoles à la collecte de spécimens d'abeilles sur les parcelles agricoles. L'objectif est de déterminer, à l'échelle du territoire français quelle abeille butine quelle fleur dans les cultures. "C'est important de sensibiliser les enseignants, et donc à travers eux, les élèves parce que ce sont eux qui sont aux premières loges pour la gestion d'une grande partie du territoire en France", estime le professeur Bernard Vaissière de l'INRA d'Avignon, qui dirige le projet.

RECENSER LES ABEILLES
SAUVAGES DANS TOUTE
LA 
FRANCE

Mais une première demande de dons réalisée par POLLINIS a permis la poursuite du programme jusqu'en 2016 : 4 574 spécimens appartenant à 195 espèces différentes ont ainsi pu être recensés. Mais malgré sa pertinence et ses avancées, en 2017 Apiformes risquait de nouveau de s'arrêter, faute de moyens suffisants.

FORMER LES AGRICULTEURS 
DE DEMAIN
En octobre 2016, les premières recherches menées par l'équipe du réseau, en partenariat avec la Bergerie nationale, ont été publiées dans le « Journal of Insect Conservation ». Le constat était sans appel : plus les pratiques agricoles sont intensives, moins on trouve de pollinisateurs sauvages dans les cultures. La variété des abeilles est pourtant essentielle à l'agriculture. Il y a donc urgence à sensibiliser les agriculteurs au rôle que ces insectes jouent dans la quantité et la qualité des produits agricoles.


L'arrêt du financement du ministère de l'Écologie en 2014 avait failli réduire à néant tout le travail du réseau Apiformes, débuté en 2007.

Jean-Marc Bonmatin, vice-président de la Task Force on Systemic Pesticides, qui a analysé plus de 1 800 études sur les néonicotinoïdes, a souligné que "ces pesticides affectent l'ensemble de la biodiversité, et constituent une menace pour l'environnement mais également pour la santé publique".

Ce rapport sur l'apiculture devra ensuite être soumis au vote de l'ensemble des député.e.s, vraisemblablement au mois de mars 2018. Le vote était initialement prévu le 22 novembre mais il a été reporté au tout dernier moment. S'il est maintenu...

Cette procédure sinueuse est donc une opportunité unique pour obliger la Commission à se saisir du dossier néonicotinoïdes 

Afin de pouvoir poursuivre, l'association a fait appel à ses sympathisants pour financer les prochaines étapes du projet : mise en place du rucher tronc, poursuite de la réouverture des zones forestières, greffage de châtaigniers en espèce anciennes, plantation de cépages et d'arbres fruitiers anciens de Lozère... Grâce à la mobilisation de nos membres, l'aventure se poursuit, riche en liens humains, faite de transmission et d'entraide. Elle peut avoir un impact déterminant pour la survie de notre abeille locale.

► Du 3 au 6 Octobre 2017, dans le cadre du réseau Apiformes soutenu par POLLINIS, une vingtaine d'enseignants se sont retrouvés à Châteauneuf de Gadagne (84) pour une formation à la collecte et à l'identification des abeilles sauvages.

LES CHERCHEURS TIRENT LE SIGNAL D'ALARME

Merci Marie pour cette ravissante photo de mégachile, une abeille sauvage !

La France agricole aujourd'hui, 
23 octobre 2017.
Suite à l'autorisation du sulfoxaflor un nouveau tueur d'abeilles par l'autorité sanitaire française (ANSES), le journal mentionne la polémique et les réactions "d'ONG telles que Greenpeace, Agir pour l'environnement ou encore Pollinis".

L'ENSEMBLE DES ÉCOSYSTÈMES AFFECTÉ

LES LOBBIES PRÉSENTS 

UNE DECISION POLITIQUE

"Les interventions des scientifiques ont été sans ambiguïtés sur les ravages de ces pesticides sur nos écosystèmes, a résumé Nicolas Laarman, de POLLINIS. Au-delà des dégâts sur la biodiversité et l'environnement, il ressort que notre système alimentaire est en danger. C'est maintenant au politique de prendre le relais. Il faut de toute urgence amorcer la transition du système agricole productiviste vers l'agro-écologie." Le délégué général de l'association a insisté sur le fait que les néonicotinoïdes devaient être interdits et remplacés non pas par d'autres molécules chimiques toxiques mais par des pratiques alternatives qui existent déjà et qui ont fait leurs preuves.

UNE TACTIQUE HABILE

et à prendre en compte le déclin dramatique des populations d'abeilles, qui meurent par centaines de millions chaque année en Europe, mettant en péril l'apiculture et menaçant la production alimentaire mondiale.

POURSUIVRE LA MOBILISATION

POLLINIS a donc lancé une campagne permettant aux citoyens de faire directement pression sur leurs eurodéputé.e.s : mi-novembre, ces derniers avaient déjà reçu 255 000 messages et des milliers de tweets leur demandant de voter en faveur de nos amendements !

Mais il faut absolument poursuivre cette mobilisation citoyenne jusqu'au prochain vote-étape, en janvier 2018, pour que nos représentants n'aient aucun doute sur nos intentions - débarrasser l'Europe des tueurs d'abeilles - et notre motivation !

RECONSTRUIRE 
UN MONDE AGRICOLE FAVORABLE À L'ABEILLE

Grâce aux dons de ses sympathisants, POLLINIS participe au financement et accompagne ce projet en mettant à son service l'énergie et les compétences de son équipe. Des données quantifiables sur la santé des abeilles ou la viabilité des activités économiques ont été recueillies, le terrain analysé par des experts pour s'assurer de l'absence d'intrants chimiques dans les eaux et les sols, des travaux agricoles ont été lancés, de nouvelles ruches installées...

LES FRUITS DE 
VOTRE ENGAGEMENT

Début octobre, sous un soleil magnifique, la toute première récolte de sarrasin a eu lieu. Le nectar de cette plante mellifère possède une importante qualité nutritionnelle pour les pollinisateurs. Les champs bruissaient de coccinelles, de pinces-oreilles, d'abeilles et de papillons ! Les grains sont en train de sécher sur le sol d'un grenier selon la méthode traditionnelle. Ils seront ensuite livrés en sacs chez un meunier qui le transformera en farine, et une partie des graines sera ressemée au printemps.

► Participez à la sauvegarde de notre abeille locale, aujourd'hui menacée : https://info.pollinis.org/projet-vallee-abeille-noire/

Association indépendante et sans but lucratif qui milite pour accélérer la transition en Europe vers une agriculture durable, respectueuse de l'environnement et des pollinisateurs dont elle dépend. POLLINIS repose entièrement sur les dons de citoyens engagés comme vous dans ce combat vital et ne reçoit aucun financement de gouvernements ou d'organisations professionnelles pour pouvoir conserver son indépendance absolue vis-à-vis de tout pouvoir économique ou politique. Les données collectées sur ce formulaire feront l'objet d'un traitement informatique. L’association POLLINIS a pour éthique de ne pas échanger ou commercialiser les coordonnées de ses membres, votre email ne sera donc utilisé que dans le but de vous tenir au courant des actions de POLLINIS. Si vous souhaitez vous désinscrire de notre liste de diffusion, il vous suffira d'envoyer un e-mail à unsubscribe@pollinis.org en mentionnant "Désinscription" comme objet de votre message. Le droit d'accès et de rectification est assuré par nos soins, vous pouvez à tout moment l’exercer en écrivant à info@pollinis.org

Merci aux plus de 20 000 donateurs qui nous permettent 
d'agir au quotidien pour sauver les abeilles, et aux 
1,4 millions de citoyens engagés au côté de POLLINIS. 

Ce rapport sur l'apiculture devra ensuite être soumis au vote de l'ensemble des député.e.s, vraisemblablement au mois de mars 2018. Le vote était initialement prévu le 22 novembre mais il a été reporté au tout dernier moment. S'il est maintenu...

Cette procédure sinueuse est donc une opportunité unique pour obliger la Commission à se saisir du dossier néonicotinoïdes et à prendre en compte le déclin dramatique des populations d'abeilles, qui meurent par centaines de millions chaque année en Europe, mettant en péril l'apiculture et menaçant la production alimentaire mondiale.

Pour mener tous ces combats de front, nous avons besoin de votre aide.

C'était compter sans la générosité et l'engagement des membres de POLLINIS. En octobre dernier, l'équipe de Bernard Vaissière organisait une formation de trois jours : une vingtaine d'enseignants de lycées agricoles venus de toute la France se sont initiés aux techniques de capture au filet et l'identification d'espèces d'abeilles. Sous la loupe binoculaire, les élèves se sont exercés à la préparation entomologique des insectes, qui leur a permis de commencer à distinguer bourdons, andrènes, mégachiles et autres osmies...

« Moi je dis Bravo ! Des années de combat engagé pour des causes très intelligentes et sensées. » 
Florence P. (par mail)

Si ce n'est pas déjà fait, vous pouvez faire pression sur votre eurodéputé.e ici.

Fix the following errors:
Hide